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charlot2b
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MessageSujet: bon a savoir   Dim 24 Jan - 12:59

Anatomie & morphologie du poisson

Le poisson est un animal relativement éloigné de nous. Ce dernier est adapté au milieu aquatique et sa respiration, sa régulation de la température du corps, ses sens surdéveloppés et bien d'autres choses diffèrent des mamifères.
Les poissons sont donc différents de l'homme, mais ils peuvent également être très éloignés d'une espèce à l'autre! Certains sont osseux, d'autres pas. Certains sont plats, d'autres ronds...
Bref, sans trop se perdre dans les détails, nous allons tâcher de comprendre les grandes lignes qui font des poissons des espèces à part et comment ils se sont si bien adaptés à leur milieu.



Classification :

Plus de 27 000 espèces de poissons ont été répertoriées à ce jour et nous sommes encore loin d'avoir découvert toutes les espèces existantes. Ces espèces peuvent être très différentes les unes des autres et le poisson est classé en trois groupes distincts.

Les poissons osseux (ou ostéichtyens): C'est de loin la classe la plus importante constituée plus de 22 000 espèces.

Les poissons cartilagineux (ou chondrichtyens) : regroupe les poissons qui possèdent un squelette cartilagineux, et une peau recouverte d'écailles en forme de dents représentés entre autre par les requins et les raies. Environ 800 espèces.

Les poissons sans mâchoires (ou agnathes) : Les rares espèces (comme les lamproies) appartenant à cette classification sont probablement les ancêtres des poissons que nous connaissons aujourd'hui avec l'apparition des mâchoires articulées.

Morphologie d'un poisson osseux :





Mandibule: mâchoire inférieure.
Opercule: lame rigide paire recouvrant et protégeant les branchies du poisson.
Ligne latérale: ligne divisant le poisson en son milieu dans le sens de la longueur.
Rayon épineux: branche traversant la nageoire dans toute sa longueur.
Nageoire dorsale: située sur son dos, elle sert à stabiliser le poisson et a sa propulsion.
Nageoire caudale: membre de locomotion principal du poisson situé à son extrémité. Souvent désigné sous le terme de "queue".
Nageoire adipeuse: petite nageoire supplémentaire se trouve sur la surface dorsale de certaines espèces. Le tissu graisseux ne comprend pas de rayons.

Nageoire anale: située au niveau de son anus, elle sert à stabiliser le poisson. Chez certaines espèces (mâles vivipares ), la nageoire anale s'est modifiée en d'organe reproducteur.
Nageoires pelviennes: membre de locomotion du poisson situé au niveau de sa ceinture pelvienne. Chez certainses espèces,elles peuvent aussi servir à transporter les oeufs, prendre une posture imposante face à un assaillant où lors d'une parade.
Nageoires pectorales: situées au niveau de sa poitrine. Elles permettent au poisson de se stabiliser, de tourner sur son axe en inversant le sens de battement, et de freiner. Certaines espèces les utilisent également pour ventiller leur oeufs ou pour chercher la nourriture en remuant le sol.
Écaille: chacune des petites plaques dures recouvrant le poisson.


Anatomie interne d'un poisson osseux :





Oesophage: partie du tube digestif reliant la bouche et l'estomac.
Aorte dorsale: vaisseau sanguin transportant le sang du coeur aux organes.
Estomac: partie du tube digestif située entre l'oesophage et l'intestin.
Vessie natatoire: poche dans laquelle s'accumule l'urine et sert de ballast.
Moelle épinière: partie du système nerveux reliant le cerveau à toutes les parties du poisson.
Rein: organe de purification sanguine.
Orifice urinaire: ouverture relative à l'urine.
Orifice génital: ouverture relative aux organes génitaux.
Anus: terminaison du tube digestif. Gonade: glande sexuelle du poisson sécrétant des hormones.
Intestin: dernière partie du tube digestif.
Caecum pylorique: cul-de-sac relatif à l'intestin.
Vésicule biliaire: petit sac contenant la bile.
Foie: glande digestive fabriquant la bile.
Coeur: organe de pompage sanguin.
Branchie: organe respiratoire du poisson.
Oeil: organe visuel du poisson.
Bulbe olfactif: partie renflée de l'organe responsable de la perception des odeurs.
Bouche: organe servant à se nourrir.




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Locomotion :
Les poissons se déplacent (pour un grand nombre d'entre eux) en contractant les muscles insérés de part et d'autre de la colonne vertébrale de manière alternative. Cela se traduit par une ondulation du corps depuis la tête jusqu'à la queue. La propulsion dépend en grande partie de la forme et la taille de la nageoir

e caudale. Une nageoire courte et terminant en pointe laisse présager à un poisson rapide alors qu'une nageoire longue et arrondie définie un poisson relativement lent et endurant.

Ci-contre, quelques exemples type de nageoires caudale.




Outre leurs fonctions d'aide à la locomotion, les autres nageoires assurent surtout des fonctions de liées à la stabilité. Elles permettent au poisson de tenir son cap mais également d'effectuer des rotations latérales sur lui même lorsqu'il fait du sur-place ou nage à faible petite allure.
Lorsqu'un poisson fait du sur-place, vous pouvez observer que ses nageoires (les pectorales en particulier) sont constamment en mouvement et battent rapidement. Cet effet permet au poisson de rester sur place et de ne pas dériver au grès du courant.

La forme générale du corps est également un indicateur sur la rapidité d'un poisson. Un chasseur de pleine eau à bien souvent un corps fuselé qui lui permet de diminuer la les frictions de l'eau avec un pouvoir de pénétration important dans l'eau. A contrario, un poisson de fond avec une forme plus lourde laisser présager qu'il n'est pas fait pour la course.

La position des nageoires pectorales et pelviennes, ainsi que leur articulation et leur fonction, peuvent changer d'une espèce à l'autre. Selon leurs positions, les nageoires pectorales permettent de mieux contrôler le mouvement à basse vitesse, d'effectuer des demi-tours rapides et de freiner.

Le mucus qui recouvre les écailles diminue lui aussi les frottements, mais sont rôle est également de le protéger des agents extérieurs en plus des écailles.


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Résistance à la pression :

La contrainte de l'effet de gravité qui tendrait à faire couler le poisson est résolue par la vessie natatoire. Cet organe interne contient du gaz,, le poisson augmente ou réduit le volume de ce gaz afin d'ajuster sa flottabilité. C'est exactement le même principe que celui que nous utilisons pour le ballast des sous-marins.

La vessie natatoire des poissons est un stabilisateur que nous leur avons copié pour réaliser les gilets stabilisateurs utilisés en plongée sous-marine. Il se dégonfle pour descendre et se regonfle pour remonter en surface.

Lorsque la vessie se gonfle, elle est saturée par du gaz qui est sécrété par la "glande gazeuse".

Pour dégonfler la vessie, le gaz excèdent se dissout dans le sang, si ce gaz est trop important pour être totalement dissout dans les tissus sanguins, le poisson peut aussi relâcher des bulles d'air par sa bouche.

Mais la vessie natatoire est également un indicateur de pression. En effet, elle capte également les vibrations transmises par l'eau, celles-ci passent par les quatre osselets de Weber , atteignent le labyrinthe de l'oreille interne, stimulent les cellules ciliées sensorielles lesquelles transmettent les signaux aux nerfs pour qu'ils puissent enfin rejoindre le cerveau.


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La nutrition :

La position, la forme et la taille de la bouche sont liés au régime alimentaire du poisson et nous informe également sur son mode de vie.
Une bouche en position terminale indique que le poisson se nourrit en surface, à contrario, si cette dernière est située en position inférieure, il se nourrit au sol.



Les carnivores ont une bouche assez grande, pourvue de nombreuses dents dont certaines sont très acérées.
Quelques espèces peuvent même avaler des proies entières dont la longueur peut bien souvent atteindre la moitié de la leur.


Quelques autres, comme les "balistes", sont munies de puissantes dents leur permettant de se nourrir d'invertébrés à carapaces dures.

Les poisons omnivores, et herbivores possèdent une bouche plus petite, avec de nombreuses dents aplaties pour broyer les végétaux. Mais là aussi, des cas particuliers subsistent.

Le museau allongé du "chirurgien jaune" lui permet de se nourrir des végétaux qui poussent sur le corail en allant les chercher dans les anfractuosités.

Egalement, un grand nombre d'espèces de fond possèdent des barbillons dont le rôle tactile leur permet de sonder le sol à la recherche de nourriture à l'instar des corydoras par exemple.

Dans la bouche se trouvent des papilles gustatives qui permettent aux poissons de reconnaître différents goûts et de ne pas accepter un aliment qui ne leur plaît pas.



La notion de goût existe également chez le poisson. Ces capteurs gustatifs sont situés principalement sur les lèvres, les barbillons, et autour de la bouche et en aucun cas à l'intérieur de cette dernière comme c'est le cas pour l'homme!
Cela permet aux poissons de goûter à distance.


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La vue :

Chose étonnante, les poissons ne possèdent ni glandes lacrymales, ni paupières et dorment donc les yeux ouverts !
Sa lentille, le cristallin, est pratiquement sphérique et concentre les rayons visuels au maximum. Les images des objets se forment donc en avant de la rétine, le poisson est proche de la myopie, ils voit mieux de prés que de loin ou ils ne distinguent que des formes et les déplacements.



Le cristallin n’est pas déformable comme le nôtre, l’accommodation se fait exactement comme dans un objectif photographique où la mise au point résulte du déplacement de l’objectif. Le poisson est très sensible à la lumière. C'est une des raisons pour laquelle on conseille de ne pas sur éclairer un aquarium qui n'en éprouve pas le besoin.

La pluspart des espèces ont une vision panoramique étant donné qu'elles peuvent voir sur 280°, chose bien pratique pour chasser une proie, mais également pour détecter un prédateur éventuel, même si ce dernier est situé dans son dos.


La vision des couleurs par les poissons est maintenant démontrée. Chose peu étonnante lorsque l'on sait que bon nombre d'entre eux communique par des codes couleurs lors de parades nuptiales ou d'intimidation devant un assaillant par exemple.

Dans l’eau, les rayons lumineux obliques se réfractent. Du fait, les objets sont légèrement déformés et semblent être plus près qu'ils ne le sont en réalité. Nous avons déjà tous fait cette expérience en regardant sous l'eau avec un masque de plongée.

Selon l'obliquité des rayons, les objets dans l’eau peuvent devenir invisibles. Plus le poisson descend en eau profonde, et moins les objets restent visibles jusqu'à l’obscurité totale.


Comme toujours, la aussi il existe des exceptions comme le "tetra aveugle" ci-contre. Poisson vivant dans les grottes sombres mexicaines et qui au fur & a mesure de leur évolution ont perdu la vue, puis les yeux étant donné l'inutilité de ce sens dans leur lieu de vie



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L'odorat :

L'odorat est probablement le sens le plus aiguisé du poisson.

Les narines sont au nombre de deux ou quatre, celles-ci ne servent en aucun cas à la respiration et ne sont pas reliées à la cavité buccale.
Elles communiquent avec des sacs olfactifs constitués de multiples petites cavités recouvertes d'une membrane extrêmement sensibles.
Les narines sont reliées au cerveau et conduisent l’eau dans ces sacs olfactifs qui détectent les odeurs que reconnaît le cerveau.

Certains poissons sont capables de sentir une odeur à plusieurs kilomètres de distance.


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L'ouie :

Les poissons ont des oreilles! Contrairement à l'homme, cet organe est interne. Ce dernier a un rôle d'équilibre très important, mais réalise aussi pleinement son rôle auditif.


.L'audition chez le poisson n’est pas aussi sensible que chez l'homme, il ne perçois pas autant de tonalités et ne repère pas aussi bien les sons dans l'espace que nous pouvons le faire.
Des scientifiques ont démontré des écarts de perception d'une espèce à l'autre et même entre individus d’une même espèce. Certaines espèces parviennent même à distinguer les demi-tons, chose non négligeable. Il faut également savoir que les sons circulent trois fois plus vite dans l’eau que dans l’air.

Par contre, cet organe est bien plus performant que le notre concernant la gestion de l'équilibre et il est facile de s'imaginer l'importance de ce rôle lorsque l'on vois par exemple des poissons chasser dans le remous provoqué par les vagues qui s'échouent sur les côtes.


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La respiration :

Les poissons sont pourvus de quatre paires de branchies. Ces organes captent l'oxygène dissous dans l’eau pour la renvoyer vers le sang et les poumons. Leur surface totale équivaut à peu près à celle du poisson. Ces dernières sont irriguées par le sang pour faciliter son oxygénation, ceci explique leur couleur rouge vif.

Les branchies étant adaptées à l'immersion, elles ne supportent pas l'assèchement, c'est la raison pour laquelle un poisson sortit de l'eau ne survit que quelques courtes minutes.



Ce système permet donc aux poissons de capter l'oxygène dans un milieu dans lequel cet élément est relativement pauvre, mais il y a tout de même des limites à ne pas franchir. Plus la température est élevée, plus la quantité d'oxygène se raréfie. C'est la raison pour laquelle il nous arrive parfois d'observer de grosses quantités de poissons morts flottants à la surface de nos rivières lors de grandes sècheresses par exemple.
Il en va de même dans nos aquarium et il peut être utile de faire des apport d'eau fraîche afin de ré-oxygèner le bac.
La première alerte à prendre en considération est lorsqu'un poisson vient "piper" l'air en surface. C'est le signe que la présence d'oxygène est trop pauvre et il faut alors agir très rapidement.

Certains poissons comme les Bélontiidés (combattants, gouramis...) présentent une disposition anatomique originale et différente.
Ils sont munis d'un nouvel organe, le labyrinthe. Ce dernier leur permet de respirer en surface et ainsi de compléter la respiration branchiale insuffisante.

Cela a pour effet de leur permettre de vivre dans des eaux avec un taux d'oxygène très pauvre.


betta splenden (combattant) mâle
Prise de vue réalisée par billygoal.



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La circulation sanguine :

Les poissons ont un système circulatoire clos comportant une pompe cardiaque. Le circuit sanguin est constitué d'une boucle unique : le sang va du cœur aux branchies, puis au reste du corps, et finalement, revient au cœur.

Les poissons sont des animaux à sang froid ! Ils ne régulent donc pas la température de leur corps comme nous le faisons mais ils s'adaptent à la température ambiante et leur température interne varie en fonction de la température de leur milieu de vie. C'est la raison pour laquelle ils n'ont pas tous les mêmes besoins selon le lieu géographique dont ils dépendent ou de la profondeur à laquelle ils vivent. Le terme "sang froid" n'est pas réellement adapté puisque leur température corporelle peut s'élever. le terme réel étant hétérotherme.

En aquariophilie, il est important de respecter la température de nos pensionnaires. Une température trop haute sur une longue période a tendance a accélérer leur métabolisme et de ce fait peut considérablement écourter leur durée de vie. A contrario, une température trop basse affaiblie leur système immunitaire. Lorsqu'un poisson est malade, il est d'ailleurs recommandé d'élever progressivement la température de l'eau de 3 à 4 °C de manière progressive pour aider le poisson à lutter contre la maladie, et cela avant même tout traitement médicamenteux! Ce seul geste est bien souvent suffisant au poisson pour que son corps éradique la maladie.


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Des perceptions spécifiques :

Seuls les poissons possèdent une ligne latérale. Il s’agit de canaux, composé de pores creusés dans les écailles. Le canal latéral se prolonge jusqu'au crâne. Des capteurs sensoriels sont disposés sur toute la longueur de ces canaux. Elles sont reliées au nerf latéral et au nerf facial. La ligne latérale renseigne les centres nerveux sur la position du corps dans l'espace par rapport aux obstacles et c'est également ce système qui permet au poisson de déterminer les pressions exercées par l'eau comme le courant.

Si la peau n’est pas insensible, la douleur en tant que tel est inexistante chez le poisson. Néanmoins, cela ce traduit par une sensation de stress qui peut être très importante pour des blessures grave. Cette notion est importante, car comme le ressentis de la douleur chez l'homme, ce stress invite le poisson à éviter toute blessure.


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La reproduction :

Toutes les espèces de poissons ne se reproduisent pas de la même sorte. Mais dans tous les cas il faut un couple! Si certains poissons se reproduisent très aisément en aquariophilie, il peut être difficile de former un couple. Certaines espèces sont mâles à la naissance puis deviennent femelles vers la fin (hermaphrodiste séquentiel), d'autres ne présentent pas de dimorphisme sexuel. Pour compliquer davantage les choses, chez d'autres espèces comme les scalaires, la femelle peut pondre des oeufs sans la présence de mâle ce qui laisse souvent penser que l'on possède un couple alors que l'on peut avoir deux femelles. Dans ce dernier cas, les oeufs ne pourront bien entendu pas être fécondés et ne donneront jamais la vie.

Si la reproduction des poissons est une chose trop complexe pour être traitée en détail dans cet article... De manière générale, on peut discerner trois types de reproductions différentes parmis les poissons :
- les ovulipares : pondent des ovules (œufs qui seront fécondés ultèrieurement par le mâle) ;
- les ovipares : expulsent les œufs fécondés lors du frai ;
- les ovovipares : donnent naissance à des petits poissons fini, modèle réduit de leurs parents.

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